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Les rosiers sont naturellement armés pour affronter la sécheresse
L’été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900, et le site de Fleurieux n’a pas été épargné puisqu’il n’a pratiquement pas plu en juillet et août. Pourtant, de nombreux rosiers ont traversé cette période sans subir de dégâts majeurs malgré même ceux se trouvant dans des jardins peu ou pas entretenus. Une résistance qui s’explique d’abord par leur capacité à s’adapter aux conditions extrêmes, y compris la canicule.
Leur premier atout se cache sous terre. Selon leur âge et les conditions de culture, les racines d’un rosier peuvent atteindre 60 cm à 1 m de profondeur, voire davantage pour les sujets les plus anciens. Lorsque la surface du sol s’assèche, elles sont ainsi capables d’aller chercher l’eau plus profondément.
Cette adaptation demande toutefois du temps : il faut généralement compter deux ans pour qu’un rosier s’installe correctement et développe un système racinaire suffisamment profond pour mieux supporter les périodes sèches.
Le feuillage joue également un rôle essentiel. Sa couche cireuse limite les pertes en eau, tandis que les petits pores situés sous les feuilles peuvent se fermer partiellement lorsque la plante manque d’eau. Ce mécanisme réduit l’évaporation et permet au rosier de préserver ses réserves.
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En fait, tout se joue lors de la plantation

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Pour aider les rosiers à mieux résister aux prochaines vagues de chaleur, tout commence au moment de la plantation. Il convient déjà de privilégier une mise en terre en automne plutôt qu’au printemps. C’est une période particulièrement favorable, les températures sont généralement plus douces et les pluies peuvent faciliter l’installation des racines avant l’arrivée des fortes chaleurs suivantes.
Au printemps on l’a vu cette année les journées caniculaires arrivent de plus en plus rapidement.
Quelques gestes simples permettent de préparer les rosiers à affronter les périodes sèches.
Une fois bien implanté en pleine terre, le rosier devient généralement moins dépendant des arrosages réguliers, même si les épisodes de sécheresse extrême peuvent nécessiter une intervention.
En bac ou en jardinière, la situation est différente. Le volume de substrat étant limité, il se dessèche plus rapidement. Il est donc préférable de choisir un contenant suffisamment profond, de pailler la surface et de surveiller régulièrement l’humidité du substrat. Un arrosage adapté reste indispensable pendant les périodes chaudes.
Petite précision si vous planter des rosiers à racines nues il convient d’effectuer un pralinage sur votre plante.
Qu’est ce qu’un rosier à racines nues ?
C’est un rosier que l’on n’a pas acheté planté dans un pot.
Attention parfois même si c’est le cas, le rosier a été mis en terre depuis si peu de temps après sa multiplication que cela «èquivaut0 à des racines nues.
Un conseil donc, méfiez vous si la terre n’est pas compacte, qu’elle paraît fraîche et ressemble a du terreau, cela veut dire que le rosier a été planté trop récemment.
Vous allez donc payer des racines nues pour le prix d’un rosier en pot.
C’est bon signe si la terre paraît plus ordinaire avec de petites herbes qui ont poussé autour, cela prouve que votre rosier est là depuis plus longtemps et que son enracinement est meilleur.
Ce n’est pas souvent que je dénigre les achats en hypermarché mais fuyez les contenants avec du terreau bien frais que l’on y voit trop souvent.
Car si vous avez donc un rosier à racines nues, la reprise sera plus aléatoire, c’est pour cette raison que dans ce cas comme je vous le disais plus haut il faut le praliner.
Qu’est ce que le pralinage ?
C’est une technique horticole qui consiste à enrober les racines nues d’un végétal (arbre, arbuste, rosier, plante vivace) dans une bouillie épaisse — appelée le pralin — juste avant sa mise en terre.
C’est la définition que donne le petit Robert ( ce n’est pas le nom d’un jardinier de Fleurieux )
Le petit Buffard vous précise que c’est une poudre que l’on mouille et dont vous badigeonnerez les racines de votre rosier.
C’est aussi valable pour les arbustes et les arbres et même pour toutes les plantes dont on constate avant la mise en terre qu’elles ont peu de racines apparentes.
J’en ai à disposition si vous en voulez ( On vend toujours des gros sacs et l’on en a parfois pas besoin de beaucoup ).
Enfin pour terminer quelques remarques
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Sachez que les rosiers à grosses fleurs sont plus sensibles à la chaleur.
Les rosiers, buissons et arbustifs qui ont de plus petites et de plus nombreuses feuilles moins fragiles sont plus résistant aux fortes températures.
Ne planter pas votre rosier à l’ombre sous prétexte qu’il aura moins chaud car c’est une plante de plein soleil.
Dégager bien le pied de vos rosiers car ils n’aiment pas la compagnie de mauvaises herbes.
C’est un achat pour l’avenir, alors prenez bien votre temps pour le choisir et privilégiez les jardineries en leur demandant la variété de rosier concernée ( ce n’est pas toujours clair sur les étiquettes )
Prenez soin de garder votre ticket de caisse et le cas échéant prenez quelques photos pour bien montrer que vous avez bien respecté les étapes de plantation.
Cela peut être utile en cas de réclamation si votre achat ne vous a pas satisfait.
On peut aussi commander son rosier sur internet ( dans ce cas c’est la loterie ) si vous choisissez ce mode de livraison, privilégiez les sites ou toutes les informations sont données ( plant en pot ou racines nues , type de rosiers, etc. ) et attention à la casse lors du transport.
Vérifiez bien qu’il a été taillé correctement ( de belles pousses autour et pas des branches qui vont dans tous les sens )
En résumé
Un grand trou lors de la plantation, un substrat bien aéré, un pralinage si nécessaire, un paillage si vous le pouvez, des arrosages bien espacés mais copieux les 2 premières années, un type de rosier adapté aux chaleurs extrêmes et un choix tout particulier lors de son achat.
Ayez toujours cette maxime à l’esprit : Pour un rosier il faut le prendre avec des pincettes au départ et ensuite une fois poussé il faut le prendre avec des gants Enfin n’oubliez pas que Bécaud l’a bien précisé, l’important c’est la rose.
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